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  • : Association des Maîtres E de Paris
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  • : Echanges et réflexions autour de l'identité professionnelle et autour des pratiques des enseignants spécialisés Option E
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 21:04

 COMPTE-RENDU REUNION AME 75 DU VENDREDI 31 MAI 2013

Etaient présents :

Laurent CARSAULT Président

Pascale LEROY Secrétaire

Monique BODO

 

Chantal DAVERDIN

Evelyne MEILLAT

Dominique THOBOIS

Anne WEILLER

                  

Ordre du jour :

- méthode à utiliser pour avoir des remontées sur les pratiques dans le cadre de la Charte du Maître E.

 

 

1) Rappel du cadre, historique, genèse de la Charte, échange sur l’actualité :

 

L’AME75 est rattachée à la FNAME.

En étant affilié à cette association, nous bénéficions d’articles et d’outils intéressants :

- CA rappelle les orientations, le budget,

- travail sur la charte Maître E.

 

Le Président rappelle aux adhérents que la Charte est l’aboutissement d’un travail réalisé par un groupe de chercheurs réputés et reconnus du monde de l’éducation. Ce  travail a duré plus d’un an, avec des échanges réguliers avec le terrain, via les AMEs . Cette Charte est maintenant utilisée, elle a été communiquée au ministère.

Elle n’est pas un « document officiel ». Pour autant le gouvernement a connaissances  des travaux de la FNAME, valide officiellement les colloques, et considère la FNAME ainsi comme un des interlocuteurs privilégiés pour l’ASH.

Notre objectif est de récolter et mutualiser des témoignages de nos différentes pratiques et des « pilotages » des RASED par les ICC.

 

La co-intervention est un thème qui revient. Il est nécessaire d’être au clair avec le terme et les objectifs qu’on se donne.

Quels sont les objectifs de la co-intervention :

- Est-ce que c’est prendre en compte la difficulté scolaire de la classe à partir d’un projet général enseignant référent/maître E ?

Il pourrait y avoir une confusion avec le statut d’enseignant supplémentaire - voir d’AVS.

 

La FNAME a demandé au gouvernement de bien faire reconnaître la différence entre ces deux statuts, et elle a obtenu son accord, mais, sur le terrain, cela n’a pas l’air si clair pour tous les ICC, donc il nous faut rester vigilant.

 

Au cours de la discussion, s’est posé la question du protocole de repérage et de dépistage des dys : les termes nous divisent ; est-ce du domaine du médical et/ou du E, du RASED ?

Il est donc nécessaire d’avoir des remontées à l’AME,  des différentes pratiques parisiennes, que l’on pourra, aussi, confronter au reste de l’hexagone.

 

Contrairement à la dernière réunion où nous étions partis des mots-clés pour alimenter les liens hypertexte, nous vous proposons de compléter le tableau ci-dessous qui est la synthèse faite, par le GTCS, des premiers témoignages reçus des adhérents.

 

(source : synthèse proposée par les membres de la commission du comité scientifique GTCS)

Le Maître E

Questionnements, témoignages, bibliographie

 

L’aide indirecte est une modalités d’intervention comme moyen d’adaptation de nos pratiques parmi d’autres. Oui, elle fait partie de notre travail mais elle n’est pas le cœur de nos actions. Aussi proposons-nous qu’un point particulier soit développé dans l’hypertexte afin de donner des exemples, des témoignages.

 

 

Le projet d’aide  Les remarques concernant la rédaction du projet d’aide marquent la souffrance des maîtres E à trouver du temps pour établir correctement le projet d’aide. Depuis 2008, les enseignants de classe ne sont plus disponibles et voire trop souvent les maîtres E sont amenés à rédiger seuls les projets des élèves. Nous pensons que cela relève d’un dysfonctionnement global de l’institution et souhaitons dans la charte réaffirmer le caractère nécessaire des ces rencontres afin d’ajuster au mieux les objectifs des élèves.

Doit-on informer les parents de la prise en charge de leur enfant en aide spécialisée E ou doit-on leur demander leur autorisation ? Vaste sujet de débat chez les maîtres E. Il s’agit avant tout de recueillir l’adhésion des parents au projet d’aide élaboré pour leur enfant, adhésion indispensable pour que l’aide apportée soit profitable aux progrès de l’enfant. Il s’agit également de rappeler l’importance du projet de fonctionnement des antennes de RASED. En effet, le temps de réflexion nécessaire à la mise en place d’un projet d’équipe RASED doit être réfléchi afin de penser la place des parents dans l’aide, de manière cohérente.

 

 

Le repérage, le diagnostic  Le dépistage des troubles spécifiques (dys..) relève du champ médical. Le repérage en revanche fait partie de nos fonctions dans le cadre de la prévention et aussi de l’observation fine d’élèves singuliers (induit par notre positionnement « à distance » et nos compétences spécifiques). Cela se traduit dans nos pratiques par : amener nos interrogations aux parents et leur proposer un bilan en orthophonie, aider le maître qui s’interroge (les difficultés relèvent-elles d’une prise en charge par un orthophoniste ?) à mieux comprendre pourquoi telle ou telle situation peut mettre l’élève en difficulté, et aussi l’aider à mettre en place des aménagements pédagogiques au sein de la classe et en direction de l’élève diagnostiqué « dys » (ce qui suppose pour les Maîtres E des éléments de formation spécifique aux troubles spécifiques des apprentissages).

L’aide aux enseignants dans la mise en place des projets personnalisés de scolarisation des élèves en situation de handicap amène nos pratiques à évoluer. Notre position particulière dans l’école tout comme nos compétences et nos connaissances sur l’inclusion nous permettent de pratiquer des aides directes ou indirectes avec eux, établir des relations de confiance avec les parents.

Dans ces deux exemples, nous voyons apparaître nos atouts de personnes-ressources pour les collègues enseignants mais aussi les parents.

 

 

La co-intervention Elle est trop souvent imposée aux maîtres E par les IEN, comme nouveau moyen d’action. Or nous souhaitons rappeler  que la co-intervention ne se décrète pas, et qu’elle ne devrait se mettre en place qu’en lien avec le projet d’aide de l’élève ou dans le cadre de projets de prévention. Le co-intervention devient alors une modalité d’intervention en direction des élèves. Elle peut donc prendre des formes différentes en fonction des besoins particuliers d’un groupe d’élèves ou d’un élève en particulier. Les co-interventions, sont différentes en fonction de leurs temporalités et de leur situation dans le projet (en amont, par exemple pour une observation ou une prévention, au cours du projet pour alterner volontairement des temps hors classe et en classe, en fin de projet pour favoriser les transferts de compétences des élèves dans leur travail en classe…)

Selon nous, ces choix et le travail qui en découle font partie intégrante de nos missions.

 

 

RASED ou pas  Nous avons souhaité faire apparaître la complémentarité des compétences des membres du RASED qui nous permet une analyse fine de chaque situation (croisement des regards, partage des connaissances, co-réflexion…). Cette question a été l’objet d’un vaste débat au sein du groupe, en écho avec celui de la table ronde au colloque de Bordeaux. RASED, Réseau, réseaux ? Très souvent, des éléments de contexte et les situations particulières d’élèves, nous amènent à diversifier nos interlocuteurs : médecin scolaire, infirmière scolaire, réseau dys…

Le RASED reste à ce jour le dispositif interne à l’école au sein duquel travaille le maître E, et qui encadre son travail.

 

 

 

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Published by p/o MB - dans Compte Rendus
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