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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 12:55

Comportements violents ou agressifs en milieu scolaire.

07 juin 2008

Intervenants : DR J Xavier pédopsychiatre au centre scolaire de la pitié George Heuyer et Mme la juge Rocher

Introduction de Mme DUFFOURG-LECAM , IA-IPR .
En charge de la circonscription ASH 1 

  Pour une logique de prévention

Les outils de signalement permettent de distinguer les actions qui entrent dans des problématiques de violence, (SIDNA)

D’identifier les aides.

D'établir les sanctions

et de savoir vers quoi on s’engage.

classification

violences verbales

psychologiques

psychiques

propos racistes

usages d'arme

è insultes menaces, violences psychiques, usage d’armes.

è rapports de violence, de force (bizutage, racket…), vols dommages matériels.

  Alerte des enseignants

Il y a nécessité d’être en alerte et d’avoir réfléchi auparavant pour garantir notre mission d’éducation, de protection des élèves des adultes. (voir le texte du 13/07/83sur la protection juridique des personnels, ainsi que la circulaire du 16/08/06 ( intérieur et justice )sur la prévention et la lutte contre la violence en milieu scolaire)

La rentrée et la prérentrée sont des moments propices au cadrage :

c’est le moment de se poser les questions de respect, de langage, quelles sont les limites ?

Quelles sont les ressources en interne et au dehors. Il faut être attentifs à des signes précurseurs : assiduité, santé psychique.

 

Intervention du Dr Xavier

  Les troubles des conduites concernent 3,4 % de la population des moins de 18 ans.

Les troubles du comportement sont 4 fois plus fréquents chez les garçons (ils peuvent apparaître vers 7 ans) que chez les filles (ils peuvent apparaître vers 13 ans).

On distingue les troubles des conduites (répétitifs, persistants) aux troubles oppositionnels avec provocation (provocation, désobéissance, hostilité).

Le premier peut être associé au deuxième. Il peut aussi être associé à l’hyperactivité, au déficit attentionnel, aux troubles de l’apprentissage, à la dépression.

L’élève est en bonne santé s’il a un bon équipement personnel (cognitif, santé) et une réponse à ses besoins fondamentaux. Il a ainsi la capacité à , il acquiert une confiance de base, il peut affirmer une agressivité en tenant compte de l’autre. 

 


Les facteurs de risque:

Le milieu socio-économique.

e milieuL familial destructeur.

Les antécédents familiaux en psychopathie.

À l’adolescence, on est plus dans le vécu que dans la pensée.

le traitement:

Il ne résoud pas tout.

Sur le plan psychique, il n’y a pas de critère particulier, il faut chercher à quoi c’est lié (voir trouble associé).

èIl faut prendre prendre en compte le contexte, impliquer tous les acteurs.

è il n’existe pas une réponse adaptée è il faut avoir une vision multimodale.

 

L’élève est au centre d’un dispositif ; tous les adultes concernés sont en lien :

les soignants,

l’école,

la famille,

les services sociaux.

Il faut absolument clarifier le rôle de chacun. Quand on envoie une famille au CMP, qu’attend-elle ? Qu’entend-elle ? Il faut expliquer les étapes.

 

  Intervention de Mme la juge Rocher

 

Quand l’enfant est en danger, l’école est le lieu essentiel de repérage des symptômes.

La souffrance se manifeste par des comportements inadaptés…

Quand en parler ? À qui ?

A l’assistante sociale, au médecin scolaire, à la psychologue scolaire.

Il vaut mieux Etre plutôt trop signalant que pas assez.

D’abord convoquer les parents, soit ils ne viennent pas soit ils viennent. Dans ce cas, soit ils écoutent soit ils sont dans le déni.

Le CMP sert à mettre de la compréhension dans la famille et permet de changer le fonctionnement familial.

Porter plainte contre l'enfant permet que les choses s'enclenchent.

Le  juge a l’autorité. Il peut prendre des mesures attentatoires à la vie privée.

Dans le cas de violences psychologiques involontaires, ce n’est pas évident.   
  Le juge constate les carences familiales; maltraitances psychologiques qui ne sont pas toujours conscientes.

Il faut montrer la souffrance de l’enfant s’ils n'en sont pas conscients.

Il faut faire prendre conscience de la raison de cette souffrance aux parents qui ont une autre idée.

Le juge impose une décision après l’avoir expliquée à la famille. Il recherche l’adhésion de la famille.

Il peut prendre la décision ultime de séparation.

Lorsque les signalements sont faits, ils passent par une commission qui les filtre : le CRIP (cellule de renseignements      préoccupants).

Les mineurs délinquants qui passent à l’acte entraînant des poursuites judiciaires sont soumis à l’ordonnance de 45.

90% des mineurs ne récidivent pas.

Le passage à l’acte peut être considéré comme un SOS. Il faut donc faire un travail de diagnostic et un travail éducatif avant de punir.

  L'agressivité est une souffrance morale.

Les enfants qui n'ont pas de limite ont un sentiment de solitude, c'est pourquoi ils s'inscrivent dans des bandes.

La question de la limite (frustrante, protectrice) est essentielle pour que l’enfant se construise.

la place de l'école:

90%des mineurs délinquants ne vont pas à l'école.

L'école est un lieu de socialisation et d'apprentissage.

de l'avis des juges

Il n'y  a pas assez de lieux pour accueillir les enfants difficiles.

C'est un problème de budget.

La prévention coûte moins cher que la répression.

les différentes instances et acteurs qui collaborent:

le président du conseil général

le procureur de la République

le tribunal de grande instance

l'assistance publique

le recteur

 

En tant que professionnels nous devons connaître nos limites ; famille, enseignants, soignants nous devons faire exister ces différents espaces, connaître nos devoirs, nos limites.

è loi du 05-03-07 sur la protection de l’enfance. Le protocole situe les dispositifs de signalements, de hiérarchisation des intervenants.

Au niveau académique : le responsable de la DASESS, le responsable des médecins Mr Richard.

Il faut connaître le dispositif RECOL composé d’une coordinatrice, d’un psychologue et de deux maîtres spécialisés. Il conduit des expertises dans les écoles qui l’ont appelé.

Il travaille avec l’enseignant.

Il travaille avec l’emploi de vie scolaire.

Il sert de médiateur pendant 6 semaines auprès de l’enfant, de la classe, des services extérieurs.

Il cherche à faire évoluer la situation de l’enfant. Ce n’est pas pour les enfants en situation de Handicap.

 

Le juge peut ordonner un placement si cela le nécessite et que les parents s’y opposent. Mais dans le cas inverse, si les parents sont d’accord et qu’ils ne trouvent pas de centre, ce sont les médecins du CMP et l’assistante sociale qui s’occupent du placement.

informations diverses

Une ordonnance de placement implique un certificat médical.

Ecrire au procureur de la République.

bibliographie:

conduite à tenir en cas d'effraction dans le milieu scolaire.

comprtements à risques et santé dans le milieu scolaire

ED INPES

  Mars 2008

Comportements à risques et santé : agir en milieu scolaire Comportements à risques et santé :
agir en milieu scolaire
 
Collection " Référentiels "

Sous la direction de
Martine Bantuelle
René Demeulemeester
Cet ouvrage propose pour la première fois une synthèse en français de la littérature scientifique internationale concernant les interventions de prévention des conduites à risque. Fruit d’une collaboration entre le Réseau francophone international de prévention des traumatismes et de promotion de la sécurité et l’INPES, il s’adresse à toute personne qui souhaite engager une démarche de promotion de la santé de jeunes en âge d’être scolarisés (3-18 ans).
Savoir +

 

 

 

N ° vert pour les victimes :

INAVEN : 08 42 84 46 37

 

 

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Published by Anne Weiller, Dominique Laumin - dans Intervenants
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